Verdier, 2016
Un cyclone arrive sur la ville.
Enfermé chez lui, le narrateur regarde par la fenêtre le vent, la pluie malmener les maisons et les arbres. Soudain, il se rend compte que le vieil orme devant chez lui, auquel il se confie depuis longtemps, est menacé. Commence alors une plongée intérieure allant de l’incertitude à la terreur, au bord du vertige vers un recommencement.
Ici, ce ne sont pas les esprits de la nature qui menacent mais ceux qui hantent nos âmes. Le Grand Vivant est un texte sur ce qui nous habite, sur ce que l’on porte en soi de noirceur, de doute, de crainte, mais aussi sur notre capacité de rédemption. Les hommes et les choses n’y sont jamais ce qu’ils semblent être, ne valent pas pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils cachent, ce qu’ils abritent. Tout un monde en somme, un peu du monde lui-même. Car le « pire », la véritable désolation, c’est finalement quand les choses ne sont plus habitées, quand « une feuille, un arbre, ne sont que feuille ou arbre ». Lorsqu’il n’y a plus de lien invisible entre elles et les êtres, lorsque nous est retirée la possibilité de projeter notre chagrin sur l’écran du monde.
2017
2016
2016
2016
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