Verdier, 2021
A paraître le 4 mars 2021.
Zakaria vient quand il veut, et s’en va à sa guise. C’est l’amant imprévisible, mais qui apporte quelque chose d’unique. Pas tout à fait l’amour et pas seulement le sexe. La rencontre d’un soir est peu à peu devenue une liaison qui se cache mais qui dure. Jusqu’à ce que l’interdit religieux et les fantômes s’en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre ?
Sous la trivialité ou la mécanique de l’acte sexuel, n’y a-t-il pas une rivière cachée où tout roule avec des mystères révoltants ? Au-delà des transports amoureux et frustrations inévitables, c’est cette rivière inaperçue que tente de retrouver ce récit qu’on pourrait qualifier d’érotique. Pussyboy est peut-être le tracé d’un imaginaire qui cherche le moment de son carré blanc ; c’est-à-dire de ce qui censure ou ne peut se représenter, et dont le corps ouvre en nous la porte inconnue.
(Photo: Play Station, from the series For Your Eyes Only © Pixy Liao)
Parce qu’il y a de l’enfance et de la simplicité dans ce livre, et pas de pudeur — "fausse pudeur" est encore un maniérisme, non ? Carole Darricarrère (Sitaudis) : Livre d’impasses culturelles autant que charnelles, éloge de la diversité - domino, dominant, dominé -, deux univers ici s’interpénètrent pour des raisons diversement obscures - les gens du Livre, les gens du bled -, pour mieux se séparer : « Tout amant est une chimère. (…) Ou plutôt, tout amant crée un couple de chimères. » ; dès lors l’illusion, l’incongrue « glande de fiel au goût amer mais qui rend la vue » et « un sentiment très désagréable d’asymétrie », « poussent la lucidité au point de néant ou d’extase blanche ».