Pussyboy

Aux Éditions Verdier. A paraître le 4 mars 2021. 

Zakaria vient quand il veut, et s’en va à sa guise. C’est l’amant imprévisible, mais qui fait exulter le corps comme aucun autre. Celui avec qui on s’explore, avec qui on plonge et recommence, avec une taraudante envie de renouvellement. Celui avec qui on exacerbe sans crainte les gestes qui mettent dans le mille. C’est l’amant qui estompe ou rogne les clichés, qui se déshabille de ce qu’on lui faisait porter, vêtements, assignations et préjugés. La rencontre d’un soir est peu à peu devenue un amour qui se cache, qui dure. Jusqu’à ce que l’interdit religieux et les fantômes s’en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre ?

Sous la trivialité ou la mécanique de l’acte sexuel, n’y a-t-il pas une rivière cachée où tout roule avec des mystères révoltants ? Au-delà des transports amoureux et frustrations inévitables, c’est cette rivière inaperçue que tente de retrouver ce récit qu’on pourrait qualifier d’érotique. Pussyboy est peut-être le tracé d’un imaginaire qui cherche le moment de son carré blanc ; c’est-à-dire de ce qui censure ou ne peut se représenter, et dont le corps ouvre en nous la porte inconnue.

This book is as honest as it is imaginative—at last a sex memoir that explores religion, the history of painting, history itself—and that finds in sex the connective tissue of all our experience. (Edmund White)

 

(Photo: Play Station, © Pixy Liao)